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Présentation générale
Ponctuellement dans l'année, ou apparaissant régulièrement dans le cadre d'un cycle trimestriel ou mensuel, les interventions s'inscrivent dans la tradition de l'éducation populaire ou dans celle des conférences du soir données dans les bourses du travail au début du vingtième siècle. Ayant lieu dans le cadre associatif et culturel, elles conjuguent la rigueur quant au fond (apport philosophique) et une dimension ludique et décalée quant à la forme.
Voici des exemples de sujets d'interventions dans lesquels vous pouvez piocher. Tous ont déjà été traités au moins une fois, mais vous pouvez aussi faire des propositions, car la liste n'est pas exhaustive.
 
Cycles

Master class

Pour les curieux et les forcenés, il est possible de suivre des cycles de philo sous la forme de "master class". Après tout, pourquoi y en aurait que pour cuisiner les macarons ? Les master class de philo sont détaillés tout en bas de cette liste. Mais pour les dilettantes et les papillonnants, pas la peine de suivre un cycle. Il suffit de picorer dans la centaine ci-dessous... 




105 interventions ponctuelles
1

L'amour : avec un grand A ? avec un gros tas ?

L'amour... Ah l'amour... La tripotée de tripoteurs jouissifs qui domine le PAF aujourd'hui milite pour un épicurisme cool et sympa, ludique et jubilatoire. Pourtant Lucrèce - épicurien à fond - met en garde contre ce savoureux poison... C'est donc peut-être un peu plus compliqué que ce que les vendeurs de sextoys veulent nous faire croire...
Comme dirait Rocco Siffredi, ça vaut peut-être alors le coup de revenir au fondement. Suffit de faire un tour du côté d'Aristophane et de Socrate pour savoir comme s'y prendre... Et qui prendre. Et comment.

Représentation donnée en mars 2008 au Centre Social de Vergèze, en avril 2008 dans les murs de l'école communale d'Aigalier, en avril 2013 dans une cave à Aumelas, en mai 2014 à Brantes sous un chapiteau de cirque, en octobre 2014 à la médiathèque de Caveirac, en mars 2014 au milieu des ruines romaines d'Ambrussum, en février 2016 à la médiathèque de Marguerittes, au théâtre Arto pendant le festival d'Avignon 2016, dans le bistro de Fabrizzio à Thionville, pendant le festival dse bars en scène en mars 2017


2

Dieu est un trou et satan m'habite

De même que la pop-folk des années soixante-dix a eu du mal à cacher l'explosion punk de 1976, de même la théologie béni-oui-oui a bien eu du mal à escamoter tout un pan de spéculations religieuses où la question de Dieu est un effroyable abîme sans fonds. ici on foutra allégrement sur la gueule à Rousseau avant de se prendre le chou avec le déicide Nietsche.

Première partie (Dieu est un trou) donnée dans un bistro à Vauvert en janvier 2005, seconde partie (satan m'h'abite) dans le même bistro un mois plus tard, bistro fermé depuis, les deux leçons données ensemble dans une cave à vin à Aumelas, en février 2015. Donné dans la version "LA PEUR DU BON DIEU SUFFIT-ELLE POUR LIMITER LE NOMBRE DES SALAUDS ?", au festival Livre à Metz, en avril 2015 (extrait ). Présenté au festival d'Avignon 2015 au théâtre Arto, au festival "Aux actes citoyens !" de Tomblaine en mai 2016


3

La sociologie est un sport de gonzesses

La sociologie, un sport de combat ? Et mon cul, c'est du batonnet de colin ? Naan... Faut arrêter, un peu les hurleries bourdieusiennes et des hystéries cryptogauchistes... Merde à la boxe ! Vive le beach-volley !... Et si la société pouvait penser le pouvoir en se passant de la domination de l'Etat ? Et si on allait voir du côté du Brésil, avec ses plages, ses beach-volleyeuses au pétoulet centrifuge, et ses indiens Guarani, leurs plumes au cul et leur manière joyeuse de s'en foutre, de l'Etat ?...

Représentation déjà donnée au Centre Social de Vergèze en novembre 2012, à la bibliothèque de ganges en 2013


4

Ivresse, sagesse et paire de fesses

Qui l'eût cru ? Ivresse, art de vivre et amour font si bon ménage qu'ils se retrouvent dans un des textes les plus célèbres de la tradition philosophique, le Banquet, de Platon... Où l'on découvre que la philosophie n'est rien d'autre qu'une ivresse comparable à celle que procure les plus fantastiques bitures et les plus magiques coups de béguin... Une lecture attentive du texte le dévoile pour ce qu'il est : une initiation à la cuite savante sous le contrôle pointilleux de la plus célèbre bande de tarlouzes que l'antiquité ait jamais connue. 

Représentation déjà donnée au Centre Social de Vergèze en mars 2010, dans les vignes du mont du Forez en juillet 2010, à la libraire Chemain à Voiron en janvier 2011, le 8 juillet 2011 à la bibliothèque de Laudun, en octobre 2011 dans l'Estaminet Arômes et tentations à Avignon, à Tavel en avril 2012, dans une cave à Aumelas en mars 2012, au Festival Livre et Vin de Sainte-Cécile-aux-vignes en juin 2012, à la Roquebrussanne, à la fête de la vigne et du vin en octobre 2013, à la médiathèque de caveirac en novembre 2014, au festival d'humour et de création de Villard-de-Lans en novembre 2014, au théâtre Arto pendant le festival d'Avignon 2015 et 2016, à la médiathèque de Marguerittes en janvier 2016 (vidéo ), à la salle Jean Jaurès de Tomblaine


5

Mystique de la Kalashnikov

Y en a des, tu les écoutes, tu croirais que Marx est matérialiste... Mais Marx,, tu le lirais, tu verrais qu'il est mystique. Et Kalashnikov, ses mémoires, tu les lirais, tu verrais qu'il est habité par une métaphysique du temps qui fait la nique à Aristote... Tu me crois pas ?... Ecoute seulement.

Performance déjà donnée chez Merlin  à Vauvert en 20013, à l'arrache, avec captation sauvage ici, et puis la conclusion (essentielle), .


6

La crotte de la squaw
Une exécration de la sauvagerie ?

Le bachelier moyen s'est bien fait suer sa race sur le mythe de la caverne de Platon. Soit, mais c'est oublier qu'il existe une autre grotte chez Platon, racontée par son nigaud de beau-frère et qui est une contrefaçon pitoyable d'une troisième grotte, bien planquée chez Homère... Et sous la grotte qui cache une grotte qui cache une grotte, qu'est-ce qu'on découvre, je te le donne en mille, une critique de l'excécration de l'ensauvagement ( = la crotte de la squaw)

Représentation donnée à la grotte des Demoiselles en novembre 2013


7

Faire un régime dissocié, est-ce cautionner l'apartheid ?

Le premier théoricien du régime républicain, Platon, l'envisage sous la forme d'un racisme subtil, non pas selon la couleur de peau, mais selon la nature de l'âme. Il dissocie ainsi les citoyens en citoyens de première, deuxième et troisième zone... Facile de le repeindre ensuite en père fondateur du fascisme, du stalinisme et de toutes ces genres de saloperies... Sauf que, au-delà des trop faciles attaques, ce qui se joue là-dedans, à travers la hiérarchisation des âmes, c'est peut-être quelque chose que l'égalitarisme démocratiste a oublié au passage...

Représentation déjà donnée dans un bistro à Vauvert en mai 2006, à la médiathèque de Laudun L'ardoise en 2011


8

Qu'est-ce que peut faire un intellectuel avec des mouches ?

Face à une mouche, il ne reste qu'à faire la tapette. Mais on peut aussi prendre la posture de l'intellectuel, dont on sait que les mouches, lui, il les encule, parce qu'il blablate et brasse de l'air avec des mots creux... Mais justement... Et si tout le défi de l'intellectuel, c'était justement de s'emparer du langage, et de montrer que tout le monde parle sans rien dire, alors que lui parle pour RIEN dire. Subtile couillonnade ? Pas si sûr, si l'on en croit Socrate contre les sophistes et Orwell contre la nov langue...

Représentation déjà donnée au théâtre du chêne noir, en Avignon en décembre 2011, à la médiathèque de La Roquebrussanne en janvier 2017, au Festival "Aux Actes citoyens !" de Tomblaine en mai 2017


9

Pourquoi il vaut mieux se mettre les burnes en route plutôt que se prendre un burn-out

Et si le burn-out était beaucoup plus qu'une affaire psycho de défaillance perso ? Et s'il se jouait derrière tout ça une sévère maladie de civilisation éloignée des principes humanistes et égarée dans le déploiement des techniques et des performances ? Et si ma tante en avait (des burnes out), ce serait-il pas mon oncle ?

Représentation toujours pas retenue par les congrès de psychologues d'entreprise, mais jouée au Festival "Aux Actes citoyens !" de Tomblaine en mai 2017


10

Le monde n'existe (sans doute) pas

Les désabusés revenus de tout aiment à se définir comme des sceptiques. Ca boit tiède, ça se méfie des engagements et des colères, ça vote centriste et ça baise dans le noir en s'excusant quand la partenaire se met à gémir... Terrible contresens contre lequel il faut partir en guerre. Un tel scepticisme est une excuse pour cacher la frilosité de ceux qui pensent et vivent à demi... Un petit tour dans l'histoire des idées montrera que non. Car il en faut, des couilles au cul, pour vivre en sceptique. La vie de Pyrrhon en témoigne, les méditations de Sextus Empiricus le confirment.

Représentation donnée en décembre 2004 dans un bistro à Vauvert, à la Maison du Peuple du Cailar en décembre 2006, en février 2011 à Aigalier


11

Le cambriolage des maisons bourgeoises : une alternative crédible à la crise des marchés ?

La question du vol est loin d'être anodine en philosophie.  Saint Augustin parle d'un chapardage de poires pour expliquer le péché, Proudhon y voit l'essence de la propriété, et pour certains esclaffeurs de marmite le vol, lorsqu'il se transmue en reprise individuelle, devient organe de justice sociale... Alors péché ou vertu ? C'est l'objet du blabla. Visible ici.

Représentation déjà donnée en janvier 2014 à la salle des fêtes d'Aigaliers, en avril 2014 à la bibliothèque de Laudun Lardoise, en juillet 2014, pendant le festival d'Avignon, au théâtre du bourg-neuf, en mars 2014 à Nîmes, à l'invitation de l'Université Citoyenne et Critique de Nîmes (film du truc, ), dans un bistro tenu par un ancien colonel de gendarmerie à Lans-en-Vercors en octobre 2015, pour les militants de SUD-Education d'Amiens en novembre 2015, dans l'église de Brinon-sur-Beuvron pendant un jour de pluie en mai 2016, au théâtre Arto pendant le fsetival d'Avignon 2016, au Festival "Aux Actes citoyens !" de Tomblaine en mai 2017


12

On est prié de laisser l'Etat dans les toilettes où on l'a trouvé en entrant

Avant que Marx ne devienne cette danseuse tout juste bonne à éponger des asperges pour les sociologues de l'économie, et tandis qu'il était encore gaillard, vert et irrécupérable, il se faisait juter le bulbe sur la question de la démocratie, et considérait que l'Etat n'était rien d'autre qu'une "excroissance parasitaire" qu'il fallait envoyer bouler au nom même de la "vraie démocratie"... Alors, Marx ? Un Léo Ferré avec une barbe ? 

Représentation donnée au Centre Social de Vergèze en février 2013


13

Extrait de la correspondance de Gilles Deleuze avec le courrier des lecteurs de "Surf-Magazine"

[Conférence PQ]
Un jour, les mecs qui écrivent dans Surf-Magazine prennent leur meilleure plume pour envoyer une bafouille à Gilles Deleuze, histoire de l'inviter à la nuit du surf, au motif qu'il est tip-top en phase avec leur philosophie de l'existence. Et c'est pas faux... La métaphore du surf circule dans l'oeuvre de Deleuze et explique au mieux sa philosophie des plans et de l'immanence... L'avenir est aux sports de glisse, il dit, et c'en est fini le temps du tennis en pension... 

Représentation déjà donnée en mai 2010 à la Maison du Peuple du Cailar


14

ENA = Ecole Nationale des Arracheurs de dents ?

De l'eau a coulé sous les ponts depuis le temps où Sénèque expliquait patiemment à Néron qu'il fallait être clément et apaisé pour se lancer en politique... On comprend les leçons humanistes de Sénèque à l'égard de Néron, histoire de le calmer tandis qu'il foutait allègrement le feu à Rome et s'accouplait à des esclaves déguisés en ours. Mais la modernité politique, depuis Machiavel, a déconnecté la morale et de la politique. Désormais, plus besoin de retenue morale pour être une bête politique... Au contraire même... Il suffit d'être virtuose dans l'art du fard... Nous voilà mal barrés. A moins que... Diogène déboule et élève l'insulte en politique au rang de discipline spirituelle ouvreuse de chakras...

Représentation déjà donnée sous une autre forme ("des crocs et des griffes à l'élysée") à la salle des sports de Tavel en 2011, en février 2014 à la bibliothèque de La Roquebrussanne, puis sous cette forme dans la salle des fêtes de Tavel en février 2008, en mars 2008 au Centre Social de Vergèze, en avril 2013 à la médiathèque de Ganges, en février 2014 à la médiathèque de Laroquebrussanne, en octobre 2014 dans la cave des Petavy, à Aumelas,en mars 2015 à la médiathèque de Marguerittes, en mai 2015 dans un bistro à Istres, au théâtre Arto pendant le festival d'Avignon 2015, dans le jardin de la pharmacie de Brinon-sur-Beuvron en mai 2016


15

Comment bétonner la démocratie tout en démolissant la république

Imaginez Périclès paumé après 20h00 entre les thuyas d'une zone pavillonaire, les clébards derrière les grilles, les places de parkings privatives et la zone commerciale qui se découpe en silhouette comme seul horizon géographique et politique, et vous aurez une idée de la difficulté de faire vivre la démocratie sans espace urbain qui permette de la réaliser... A moins de faire un p'tit tour sur l'agora avec Aristote, et de tenter la dérive psychogéographique en compagnie de Debord...

Représentation donnée au Grand café Riche à Montpellier en décembre 2012, ici, au Moulin à huile de La Roquebrussanne en avril 2017.


16

L'univers entier n'est-il qu'un ring de boxe ?

Exposé anti-baba-coolique par excellence, ce propos explorera la postérité de l'oeuvre d'Héraclite à travers celle de Hegel notamment, et montrera comment, dans la sphère de la vie intime comme dans celle de l'Histoire, le refus de la violence et la peur du combat sont les meilleurs moyens de provoquer le déchaînement de ladite violence.

Représentation donnée à la Maison du Peuple du Cailar en février 2007, en mai 2008 au Centre Social de Vergèze, en juin 2008 dans la salle des fêtes de Tavel


17

Petite philosophie de l'insulte

Bion est un philosophe bien cool. Enfant de putain réduit en esclavage, il fout le feu à la baraque de son maître avant de se convertir à la philsoophie, pourvu qu'elle ne soit pas coefficientée au bac et qu'elle aide à pourrir d'insultes et à mettre minable d'interlocuteur. Pourquoi, comment, et à quelle heure ? C'est le sujet...

Représentation donnée en 2012 à la Maison du Peuple du cailar et en février 2013 à la salle des fêtes d'Aigaliers


18

La peur du bon dieu suffit-elle pour limiter le nombre des salauds ?

Il est de bon ton, dès que l'on aborde la question religieuse, d'arguer que la foi donne des cadres moraux auxquels souscrivent tous les hommes pourvu qu'ils soient honnêtes. Les désordres et la violence causée par les hommes religieux n'ont rien à voir avec les religions qui disent toutes, chacune à leur manière, les principes d'amour et de respect sur lesquels chacun s'accordera... Ben voyons... Cette aimable couillonnade mérite sans doute qu'on lui chauffe un peu les côtes avec une trique conceptuelle du meilleur bois. Ce sera fait ici en se servant des bien juteuses analyses d'un Kierkegaard ou d'un Nietzsche, c'est selon...

Représentation déjà donnée en mai 2003 dans un bistro à Vauvert, à la médiathèque de Laudun l'ardoise en avril 2013, à la salle des fêtes d'Aigaliers en avril 2013, au festival "Livre à Metz" en avril 2015, à Nîmes, dans une performance de philo-dessinée avec Jiho en mars 2017


19

MEOUKELPOPULO ?

Où est passé le peuple ? Des gens, y en a. La foule, pareil. Le prolétariat, y en a plus. Mais le peuple ? Où qu'est-il ? Cette question, elle tourne à l'obsession dans la pensée politique, depuis les Grecs qui s'ingénient à lui fonder une identité, jusqu'à la pensée de la critique sociale qui proclame sa naissance dans l'avenir en passant par les auteurs classiques dont les phobies sont peuplées de la multitude ingouvernable... Où qu'est-il ? Où qu'est-il ? Et, comme dirait Jacques Rancière, n'existe-t-il pas justement au moment préci où il échappe à ceux qui veulent le nommer ?

Représentation donnée au Parc Naturel de Petite Camargue en octobre 2009, en mai 2013 à la médiathèque de Ganges, en avril 2015 à la médiathèque de Marguerittes


20

La laïcité : un sacré machin

Conférence PPPPQQQQ

Des ordures ont massacré des gars qui faisaient des petits crobards. Après les Blancs bien éduqués ont dit qu'ils étaient tous Charlie ; mais tandis qu'ils applaudissaient les flics, personne leur a expliqué que Charlie était anar, bouffeur de curé, érotomane et qu'il pissait à la raie de tous les béni-oui-oui. Pendant ce temps-là, les Non-Blancs mal éduqués n'étaient pas Charlie parce qu'ils n'avaient pas lu le Coran lequel s'en fout de la représentation de Mahomet, et ils ignoraient que la République autorise le chiffon sur la tête des femmes mais se fout du blasphème sur la tête de dieu. Un peu plus tard, des mecs à costards ont essayé d'expliquer la Laïcité en évitant de facher tout le monde. Ils ont réussi le contraire.

Nettoyage de concepts présenté devant les personnels d'une Maison d'Enfants à Caractère Social à Nîmes en avril 2015, devant les Educateurs Spécialisés de a Protection Judiciaire de la Jeunesse à Nîmes en avril 2015, devant des professionnels de quatre maisons sociales à Dignes-les-Bains en juin 2015, devant membres du Bureau de l'Association des Directeurs et cadres de Direction de certifiés de l'EHESP en juin 2015, à la médiathèque d'Ault en septembre 2015, au Musée Boby Lapointe en décembre 2015, à la médiathèque de Caveirac en janvier 2016, en février 2016 au Foyer départemental de l'enfance, en mars 2016 au Foyer de l'enfance Clair Matin, dans le douzième à Paname, au festival "Aux actes citoyens !" de Tomblaine en mai 2016, dans le hall du Conseil Général de Meurthe et Moselle en octobre 2016


21

Les philosophes sont tous des cons, même Socrate

C'est histoire de mettre les poings sur les zizis de tous ceux qui convertissement la philo en un discours savant, pédant et enquiquinant. Gonzes à mèche et à chemise échancrée, passez votre chemin ! Buveurs de Chardonnay et licheuses de thé bergamote, arrière ! Promoteurs de l'éthique, allez tous vous faire entrouducuter par les animateurs de café philo ! Barrez-vous, sinistre engeance ergoteuse et tâtillonne ! La métaphysique est dans la rue !

 

Représentation en 2010, à la Clinique Psychothérapeutique de Saint-Martin de Vignogoul, en octobre 2010 lors d'une soirée privée à Lassenat en Beaujolais, et en 2011 dans la salle des fêtes de Palavas-les-Flots, en octobre 2011 au théâtre du Rondelet à Montpellier, en janvier 2012 à Laudun L'Ardoise, en octobre 2013 au laboratoire d'aérospatiale de l'ONERA à Toulouse, à la bibliothèque de Gignac en février 2014, à la médiathèque de Bédarieux en avril 2014, sous un barnum et dans la rue au festival Livres à Metz, en avril 2015 (extraits), au théâtre Arto lors du festival d'Avignon 2015, à la MJC de Rognes en octobre 2015

 


22

T'as déjà bouffé du poulpe cru ?

Les journalistes qui ont suivi en direct la mort de Diogène ne sont pas d'accord...Ou bien il aurait bouffé du poulpe cru - façon Choi Min-sik dans la cultissime scène de Old Boy - et se serait étouffé avec... Ou bien des clebards se seraient disputés avec lui pour un morceau de poulpe et auraient fini par bouffer tout cru Diogène... Mais dans un cas comme dans un autre, ledit Diogène aurait annoncé aux Athéniens qu'il s'apprêtait à commettre un geste héroïque comparable à un tyrannicide... Qu'est-ce que tout ça veut bien dire ? Boulotter des fruits de mer serait un acte politique ?... Diogène aurait-il trop forcé sur l'Entre-Deux-Mers ? C'est de ça qu'on cause...

Représentation déjà donnée en novembre 2009 au Centre Social de Vergèze, en décembre 2014 à la médiathèque de Caveirac, en mars 2016 à celle de Marguerittes


23

Nyx = ta mère ?

Les Grecs avaient divinisé la Nuit, jusqu'à en faire NYX, reine de jais au dais semé d'étoiles, redoutée de la philosophie platonicienne, et cependant, mère universelle contenant toutes les formes de la manifestation. D'où cette problématique : Nyx, notre adversaire, ou notre mère ?
NB : Ce genre de philo est idéal à produire à la nuit tombée, au crépuscule dans un jardin romantique, au milieu des jasmins odoriférants et des roses écloses...

Performance produite au Musée de l'Arles Antique, en nocturne, à l'occasion de la nuit des musées 2015


24

Le pétrissage de pâte à tarte est aussi un sport de combat

Gaston Bachelard un jour déboule à la Sorbonne avec son cabas d'où débordent des poireaux et voilà-t-y pas qu'il explique comment faire une tarte au citron... Et il récidive dans ses oeuvres en méditant de longue sur la portée philosophique et le sens de la pâte... Or, derrière le drôlatique de la situation, ce que le vieux Bachelard cherche à faire, mine de rien, c'est de fiche en l'air la tradition cartésienne d'un monde séparé de l'âme... Pétrir servirait à ramollir la pâte et à fortifier les âmes...

Représentation déjà donnée en avril 2004 dans un bistro à Vauvert, en mars 2010 dans les murs de l'école communale d'Aigalier


25

Ethique / morale / déontologie / norme / loi / discipline

[Conférence PQ]
La mode est au jean taille basse et aux comités d'éthique. Comme si l'éthique pouvait être le résultat d'un collectif. En attendant, le job le plus minable se targue d'avoir lui aussi sa déontologie. En négligeant au passage que le mot a été bricolé par l'homme qui inventa la prison modèle et bâtit l'usine selon le même canevas. Ah, et puis, j'oubliais, c'est bien connu, y a que les avocats et les toubibs qui ont des problèmes d'éthique. Les prolos et les chômeurs, eux, se contentent de la morale... 

Conférence donnée à la Maison d'Enfants à Caractère Social "La Providence", à Nîmes, en février 2014, devant tous les professionnels de quatre ESAT affilié à l'IPSIS à Béziers, en novembre 2014


26

Le libéralisme, une dictature douce et décomplexée ?

Primo, le libéralisme n'a rien à voir avec le capitalisme ou la liberté... Un peu d'étymologie et d'histoire de philo politique remettront les pendules à l'heure. Deuzio, il apparaît en faisant suite aux sociétés de souveraineté où le pouvoir distribue la mort, et se constitue avec les sociétés de censure où le pouvoir gère le vivant. Troizio, ça fait belle lurette qu'il est dépassé par les sociétés de contrôle où le meilleur moyen de conduire le troupeau, c'est encore de lui donner l'illusion de la liberté... Et Gilles Deleuze dira pas le contraire...

Représentation déjà donnée au bistro à Vauvert en décembre 2005, en avril 2010 pour les anciens de l'Aéronautique à Toulouse, en janvier 2011 à la Bibliothèque de Ganges, en mars 2013 à la médiathèque de La Roquebrussanne, en janvier 2017 à la Meunerie d'Arles, en février 2017 à la ferme blanche de Clamecy  


27

Le monde entier n'est rien qu'une chasse d'eau

"Panta Rhéi" disait Héraclite l'Obscur du haut des rochers qui surplombait Ephèse... "Tout coule"... Pourquoi s'emmerder à aller faire des stages bidon de zen macrobiotique, de méditation transcendantale et de technique de sabre samouraï pour s'initier à une philosophie du flux, du mouvement où tout n'est que changement et où rien ne dure, alors que tout est dit depuis deux mille ans et demi...
Cette leçon ondoyante et zen évite de se fader une soupe miso dans un monastère thibétain... Elle permet aussi de retrouver le coeur ardent de la philosophie : penser l'inintelligibilité de l'étant (prends ça dans la gueule et va te coucher).

Représentation déjà donnée en octobre 2005, au bistro à Vauvert, en septembre 2010 à la Maison du Peuple du Cailar, en mars 2015 à la médiathèque de La Roquebrussanne


28

Quelle est la position du philosophe quand il va au bordel ?

Deux Grecs se font une guerre de concept homérique et se tirent la bourre. A ma droite, Aristippe de Cyrène, théoricien de la jouissance la plus voluptueuse qui soit, amorale et sans scrupule. A ma gauche, Antisthène, qui annonce à qui veut l'entendre que s'il rencontre Aphrodite, il te la chope et il te la bute... Et vous savez quoi le plus drôle ? Les deux sont proxénètes et vont au bordel bras-dessus bras-dessous... Etonnant, n'est-il pas ?

Représentation déjà donnée dans un bistro à Vauvert en mai 2003, puis en septembre 2004, à la bibliothèque de Ganges en février 2011, à la Maison du peuple du Cailar, en mai 2011


29

Quelle différence entre le tonneau de Diogène et les barriques de [Ajoutez ici le nom du domaine qui organise la soirée] ?

Cette plaisante couillonnade est un acte militant destiné à soutenir la cause vigneronne. D'ailleurs, les éleveurs de vin sont sollicités pour rajouter le nom de leur picrate local  à l'invitation. Ensuite, après une enquête très serrée in situ et pro domo, et une dsecente en cave complétée d'une imbibition à vertu herméneutique, on sera en mesure d'établir cette leçon de philosophie comparée entre le tonneau à Diogène et les barriques en question. Qui a dit que la philo était détachée du réel ?

Donnée dans les caves du Château Terre Forte, à Rochefort-du-Gard, en novembre 2016



30

"You fuck my wife ?!" - une interprétation schopenhauerienne de Raging Bull, et les conséquences métaphysiques sur la pratique de la sodomie 

La scène culte de De Niro dans Raging Bull n'est pas qu'une plaisante algarade entre un jeune et fringuant boxeur paranoïaque et son frère potelé et magouilleur, c'est aussi une illustration idéale de la métaphysique schopenhauerienne. De surcroît, l'amibguité du vocable fuck, en anglais américain, laisse la porte grande ouverte à une philosophie à laquelle nous allons introduire avant de nous y engouffrer.

Donnée au festival d'humour et de création de Villard-de-Lans en octobre 2015


31

Quelle différence y a-t-il entre un vieil irlandais rouquin, chauve, avec d'énormes favoris perdu à poil dans la forêt de Bornéo, et un orang-outang en costume qui boit du ouisky dans un pub à Dublin ?

Pendant des tas et des tas de siècles, on a eu beau jeu d'opposer l'homme à l'animal, la nature à la culture, et dans la foulée, le racisme aidant, le civilisé au sauvage... A telle ensiegne que c'est maintenant un merdier considérable, la relation entre nature et culture, et que ça vaudrait bien la peine de te détricoter soigneusement cette petite pelote bien brenneuse.


32

Le seul or qui dure c'est l'ordure

La mode est au recyclage. C'est sympa, c'est vert et ça laisse peu d'empreinte carbone... L'intéressant c'est d'en tirer toutes les conséquences dans une civilisation qui entasse ses ordures et ses déchets et en fait des montagnes dont elle ne peut se défaire. Que signifie l'ordure, la crasse, l'abject. Et que veut dire une civilisation quand elle annonce que son grand défi c'est de rendre au monde l'im-monde ?

Déjà joué à la bibliothèque de Tavel, en octobre 2010, à la Communale de Caveirac en novembre 2013, au festival du bio de Colmar en 2016, au festival polar et vin de Lunel en mars 2017


33

Le vendredi 13, est-ce que ça porte vraiment malheur ?

Cette intrigante conférence n'a lieu (théoriquement) que les vendredis 13. Elle interroge le sens du malheur et du bonheur à la lumière de l'astrologie traditionnelle puis à travers son explosion par deux rationalismes antagonismes, celui de l'épicurisme et celui du stoïcisme.  D'où : belle bagarre conceptuelle entre les meilleurs passages de Lucrèce et des pensées de Marc Aurèle.
Au terme de cette ébouriffante virée à travers les astres et les siècles, le conférencier laissera  à l'auditoire le soin de délibérer pour savoir si le fait d'assister à cette soirée a vraiment été
une chance...

Représentation déjà donnée le vendredi 13 mars 2008 aux Universités Populaires d'Arles, le vendredi 13 mai 2011 à la bibliothèque de Laudun, le vendredi 13 décembre 2013 à la médiathèque La Communale de Caveirac


34

Pourquoi faut-il respecter les vieux cons ?

Les gens vous racontent que c'est foutu, que c'est la fin de l'autorité, que tout fout le camp avec leurs dents et leur prostate, et que les traditions se perment. Alors quoi faire, dans un monde moderne, dont la principale caractéristique est la rupture d'avec la tradition ? Quoi transmettre, et qui qui le transmet ? Vaste sujet qui fit bien kiffer la grande clopeuse à gueule de canasson qu'était Hannah Arendt dont on va se servir pour penser Platon, Cicéron et Joy Division (notamment leur morceau "transmission")


35

Faut-il baiser comme un lapin ou méditer en tibétain ? 

Augustin, père de la théologie, est un rusé bonhomme. Il a bien médité les Grecs et va les utiliser pour donner un peu de niaque et de rigueur conceptuelle au monothéisme. Il décide donc d'usiner l'idée de Dieu, et dans la foulée, invente le moi. Et comme si cela ne suffisait pas, il bidouille une sacrée trouvaille : le désir sera sans limite et épris d'infini. Sauf que Schopenhauer, quatorze siècles après, découvrant le bouddhisme et l'aromatisant au Gewürztraminer, met à bas tout le dispositif et nous exhorte à désirer... ne plus désirer.

Aventure mentale explorée à l'HP d'Uzès en octobre 2016


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Mais qu'est-ce qu'on va tous devenir ?

L'Histoire a-t-elle un sens ? La peur du lendemain ?... La frousse  et les attentes de l'Histoire, ? avec un grand hasch, comme dans hallucination collective, croyance en des lendemains qui chantent, hégelianisme pur jus... Cette mysique du devenir, elle s'incarne tantôt dans le lyrisme et les promesses, tantôt dans la terreur et les menaces... A moins de faire débouler sur le terrain Bébert Camus, à qui on ne la fait pas...

Représentation déjà donnée dans un bistro à Vauvert en mars 2004, dans les murs de l'école communale d'Aigalier en janvier 2007, à la maison du peuple du cailar en avril 2008, à la médiathèque de Laudun-Lardoise en décembre 2013, à Noisy-le-Grand pendant le festival des Chemins de Traverse en mai 2015, à la salle des fêtes de tavel en mars 2017


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Quelle différence y a-t-il entre un chaton qui couine quand on l'écrase à coup de talon et une balle de ping-pong qui craque quand on appuie dessus ?

Que c'est facile de réduire perroquets, taureaux de combat, volailles en batterie en autre orangs outans en mécanique, en quartier de bidoche, en vivant sans âme ni qualité ! Ca a sa cause dans la théologie et son remède dans l'aristotélisme. Et ça peut même nous conduire jusqu'à J.-J. Rousseau en étui pénien dans la banlieue de Bornéo.

Représentation donné à la médiathèque de Lunel en décembre 2013


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Métaphysique de la gadoue

La gadoue, c'est ce qui a valu la peine de mort à Socrate... Le vrai procès de Socrate c'est pas qu'il ait corrompu la jeunesse athénienne, c'est de la mise en examen bidon, ça, tout le monde le sait et s'en branle... Le secret de Socrate, ce qui a foutu indignés les intellos sophistes de son temps, c'est qu'il était tout prêt à se poser la question de savoir s'il y avait une conceptualisation de la crasse et de la boue...
L'essence du caca est au fondement de la condamnation de la philosophie, mais aussi de sa grandeur (à la philo, pas au caca).

Représentation donnée en août 2008 au Parc Naturel de Petite Camargue


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La statue de la liberté s'épile-t-elle sous les aisselles ?

C'est vrai, ça. Autant on peut savoir pour "la liberté guidant le peuple", de Delacroix, dont on voit les mastifs nibards, qu'elle porte haut la touffe de bras, autant pour la statue de la liberté, ça reste un mystère vu que le bronze se travaille mal dès qu'il s'agit de mouler du poil... Et c'est d'ailleurs marrant de voir ansi deux conceptions de la liberté s'affronter, l'une solitaire, immobile et éclairant le monde, l'autre mêlée au peuple, jetée sur l'avant, arme à la main. Derrière tout ça, une métaphysique et une politique de la liberté, qu'on se fera un plaisir de blablater dessus, en s'aidant du plus célèbre des amoureux du poil (après Magnum et sa petite moustache de gay californien) Gustave Courbet.

Représentation donné chez un vigneron à Aumelas en avril 2014, à l'université populaire de Nîmes en février 2016, au festival du livre à Metz en avril 2016, au festival "Aux actes citoyens !" de Tomblaine en mai 2016, au théâtre arto pendant le festival d'Avignon 2016, au moulin à huile de La Roquebrussanne en novembre 2016


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Peut-on bourrer les urnes comme on bourre le mou ?

L'école de Francfort n'est pas une académie de charcutiers allemands spécialisés dans la saucisse. C'est aussi une bande de philosophes qui firent de la critique sociale et qui, à la suite d'Adorno et quelques autres, te chopèrent la tradition libérale, souriante, interactive, mercantile, démocratiste, citoyenniste, épanouie, capitaliste et droit-de-l'hommiste, pour montrer que derrière le masque béat d'un monde libre et sans histoire, se cachait la manipulation des masses et la déshérence de la sensibilité esthétique.

Représentation déjà donnée en avril 2007 à la Maison du Peuple du Cailar, à la bibliothèque de Ganges en mars 2010, a la bibliothèque de Tavel en février 2012, au cinéma Le Coluche, à Istres en décembre 2014, au théâtre Arto, pendant le festival d'Avignon 2015, au festival "Aux actes citoyens !" de Tomblaine en mai 2016, à la médiathèquede Lodève en décembre 2016


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Portrait du philosophe en Ultimate fighter

En 2001, Pierre Carles avait sorti un docu où il présentait la vache sacrée de la gôche, Bourdieu, en sportif de combat... Soit-disant que la sociologie en serait un, de sport de combat... Soit... Mais bon, c'est pas pour se mesurer la bite sous le préau de l'école, mais Dion Chrysostome, il y a deux mille ans, avait dit la même chose avec la pratique de la philosophie. Et non seulement il l'avait dit, mais il avait pris appui sur la tradition des cyniques et l'avait certainement vécu dans sa chair lorsqu'il s'était introduit dans un camp de légionnaires insurgés pour leur beugler de monter à l'assaut du parlement de l'époque... Et ça, Bourdieu l'a jamais osé.

Représentation déjà donnée dans un bistro à Vauvert en octobre 2004, dans une rue d'Arles en août 2009 (vidéo ), à la Maison du peuple du Cailar en novembre 2009


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Franchement, vous croyez vraiment que l'enfer, c'est les autres ?!

 Sartre avait pas complètement le morphotype du latin lover, c'est vrai. De là à supposer qu'il pensait que les gens qui l'aimaient pas lui voulaient du mal, c'est peut-ête pousser le Castor dans les orties. Mais, bon, derrière tout ça, ce qui se joue, c'est comment penser l'autre, comme un ennemi, un allié, un adversaire, un double ou quoi ? Ca vaut la peine de se prendre le chou pendant que l'autre frappe à la porte des frontières... 

Donné à Tavel en février 2016, à la médiathèque de Calvisson en janvier 2017


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Pourquoi il vaut mieux avoir les bourses en actions, plutôt que les actions en bourse

Un type, il s'appelle Marcel Mauss. Il se prend la tête sur les Indiens du Canada et sur les ancêtres des surfeurs d'Hawaï, et il se dit, bordel, on est bien cons de s'imaginer que la seule relation que les hommes sont capables d'établir les uns avec les autres, c'est le donnant-donnant du commerce... Et si le coeur même de l'humanité, ce grâce à quoi elle a pu survivre aux disettes et aux guerres civiles pendant plus de cent mille ans, c'était le potlatch, cette manière d'établir des relations avec autrui en offrant, en sachant accueillir les cadeaux, et en sachant en offrir à son tour de plus beaux encore... Et si le commerce était une barbarie, et l'offrande à perte était le seul moyen de sauver la civilisation ?

Représentation donnée en novembre 2008 à la Maison du Peuple du Cailar, puis reprise à "Là-bas si j'y suis" à France-Inter à la même date, en novembre 2011 au théâtre du Rondelet à Montpellier, à la MJC de Castelnau-le-lez en février 2015, au festival d'Avignon 2015 au théâtre arto, au festival "Soyaux Fous !" à Soyaux en novembre 2016


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Tarot philo

Exceptionnellement, cette leçon de philo foraine se donne dans un coin, derrière une table ou un carton, pour quelques gogos qui viennent de se faire poisser. Jeu de cartes et de tarot, passe-passe et close-up. Grand numéro d'esbroufe divinatoire et philosophique. Joueur de bonneteau et consultant existentiel, on tirera les cartes et on devinera le passé de philosophes illustres (Socrate, Diogène...). Retour d'affection, désenvoûtement et problèmes d'érection non garantis.

Donné à Villard-de-Lans, au festival d'Humour et de création en novembre 2014, au festival des Chemins de Traverse, à Noisy-le-Grand en mai 2015, au théâtre arto pendant le festival d'Avignon 2015, au Festival de Philosophie de Langres en septembre 2015, à la bibliothèque de Villers Bocage en octobre 2015


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Cause toujours, tu m'intéresses !

C'est fou ce que les gens écrivent, textos, journal intime, fesse-bouc... Savent-ils seulement que l'écriture est apparue avec les arpenteurs qui mesuraient la propriété et les maquignons qui comptaient leurs vaches ? Une invention de notaire à usage des boeufs ! Platon s'en doutera, qui foutra la misère aux scribouillards pour vanter les mérites des jaspineurs magnifiques. Mais la plus haute jactance, comme diraient Tite-Live et Céline, est-elle pas celle qu'on arrive à attraper dans la petite musique des textes ?

Numéro balancé à la médiathèque de Ganges en mai 2016


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Pourquoi les philosophes sont-ils des mecs éminemment sympathiques ?

Un soir, un pote à Démocrite lui rend une visite à l'heure de l'apéro avec une émoustillante gisquette. - Bonjour mademoiselle", la salue l'inventeur du matérialisme. Ils passent la nuit à boire des coups et à blalater gentiment et se quittent à la coule.
Le lendemain, le couple revient voir Démocrite à l'heure de l'apéro (les Grecs savaient vivre). Et démocrite s'adresse à la gisquette en ces termes : - bonjour madame."
Parce que, voyez vous, le philosophe n'est pas tant un mec qui théorise et conceptualise, qu'un type qui a des antennes et sent les trucs venir. C'est le zigue qui sent les
good vibes, parce que sa première vertu, comme disait Bergson, c'est de sympathiser...

Représentation déjà donnée dans les murs de l'école communale d'Aigalier en février 2008, en mai 2008 à la maison du Peuple du Cailar sous une autre forme ("quand un footballeur italien se route au sol après un soi-disant tackle d'un footballeur allemand, à quoi le philosophe voit-il que c'est du chiqué ?"), en mars 2011 à la bibliothèque de Laudun


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Que fait la police ?

C'est vrai ça. Fut un temps où la maison bourreman était fastoche à calculer : elle jouait du bidule en travers de la gueule des pas-content et des rentre-dedans. Mais les temps ont changé. Les bourres sont devenus nos amis, et les garants de nos libertés. Ils servent l'intérêt général et sont trop cool, dans leur uniforme moule-boules. Mais si c'était autre chose qui se jouait avec la policiarisation de la société ? Et si c'était l'abolition du politique et la transformation de la cité en un grand camp à ciel ouvert ? Ah... C'est plus la même chose, là... Et qu'en disent Rancière et Agamben ? C'est de ça qu'on cause...


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Qu'est-ce que je fous là ?

Aristote y va pas par quatre chemins pour dire d'où vient la philo... La conscience ? La volonté de savoir ? L'angoisse métaphysique ? Boaf... C'est pas sorcier, elle est fille d'Iris, déesse mirobole et galbeuse, versicolore et callypige... Iris, c'est l'étonnement... L'idée sera reprise par des mecs hanté par la grande angoisse tel Pascal, inventeur de la brouette et de l'existentialisme et par Sartre, qui va te foutre à l'envers essence et existence et faire du foutage de soi un véridique humanisme...

Représentation déjà donnée en mars 2004 dans un bistro à Vauvert, en février 2010 dans les murs de l'école communale d'Aigalier, en mai 2012 dans une médiathèque de banlieue à Nîmes, en février 2014 au centre social de Vergèze, en décembre 2014 à la médiathèque de Lunel, en mars 2015 à la médiathèque de laudun Lardoise, au théâtre Arto, pendant le festival d'Avignon 2015


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Quand les icônes décollent, est-ce que les idoles déconnent ?

Dire aujourd'hui que nous sommes dans la société du spectacle est une banalité reprise par tous les demi-gauchistes à la gauche de la gauche de gouvernement... Mais lire Debord pour comprendre le processus par lequel, tout doucement, l'idéologie substitue à la réalité du rapport social historiquement déterminé le spectacle, c'est autre chose... Faudrait commencer par arrêter de confondre le spectacle avec les affreux médias qui nous mentent et nous endorment... Et puis cesser de s'imaginer que le situationnisme, c'est dire du mal de TF1 et ne rien lire d'autre que le Monde Diplo...
Au fond, le drame de Debord, c'est que la postérité ait cru qu'en parlant du spectacle, il parlait du spectaculaire, alors que le coeur de son propos touche à l'invisible, pour lequel le seul moyen de l'approcher, ce n'est pas le militantisme politique, mais le double et indissociable amour de la guerre et de la littérature...

Représentation déjà donnée en novembre 2006 à la Maison du Peuple du Cailar, en mars 2008 dans les murs de l'école communale d'Aigalier


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Faut-il raconter des salades ou se contenter de les laver ?

Diogène est peinard à laver du cresson dans une rivière. Passe le tyran local et ses courtisans qui le flattent, parmi lesquels Aristippe, le philosophe jet set, hipster, hype and arty. Le ton monte entre deux philosophes. Faut-il désirer la sophistication ou la vie simple ? Et le luxe ? Est-il luxuriant ou luxurieux ? Derrière la vie sobre avec salade sans sauce ou les fêtes privées avec les saladiers plein de coke, ce qui se dessine, c'est une certaine idée de la simplicité, de la nature et du désir. Alors, ce soir : soupe miso ou boîte à putes ?

Numéro donné au festival des Petites Rêveries à Brinon-sur-Beuvron en mai 2016


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Le lancer de pavé dans la gueule d'un flic est aussi un humanisme

Faut pas se berlurer : l'Histoire est le lieu du tragique et de la violence. Hegel l'a bien dit, et quiconque pousse des cris d'orfraie et veut la lutte sociale sans le bourre-pif et le gendarmique massage des côtes flottantes se gourre de belle manière. C'est d'abord de cela dont il est question : la réhabilitation de la violence au coeur de tous les processus historiques.
Et c'est ensuite la nécessité morale et stratégique d'inverser le rapport entre recours à la force et appel à la violence. Pour cela, rien de tel que de faire un tour chez le théoricien du syndicalisme révolutionnaire, Georges Sorel.

Avertissement : Durant cette conférence, aucun agent de la force publique n'aura subi de préjudice moral ou physique.

Représentation déjà donnée en mars 2010 à la Maison du Peuple du Cailar, en novembre 2013 à la médiathèque Lucie Aubrac de Ganges


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Plutot baiser en treillis que faire la guerre en dentelle

Comme dit Augustin, personne veut la guerre. Mais tout le monde la fait au nom de la paix. C'est fascinant la guerre, surtout quand on a compris qu'elle déborde de toute part le champ de bataille, qu'elle irrigue la vie des grandes civilisations, (comme dit Hobbes), qu'elle est le prolongement du commerce et de sa petite soeur la politique, (comme dit Clauzewitz), et qu'il faut s'y connaître si on veut comprendre comment notre économie politique du bonheur obligatoire et spectaculaire conduit la guerre de basse intensité contre la société depuis plus de cinquante ans (comme dit Debord).

Représentation déjà donnée en octobre 2008 à la Maison du Peuple du Cailar, en mars 2014 à la salle communale d'Aigaliers, en 2014 à la médiathèque de Bayonne


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Pourquoi faut-il toujours tirer la gueule sur les photos d'identité ?

C'est vrai, ça. Il faut bien tirer sa gueule, être neutre, virer les lunettes et les boucles d'oreilles, tirer sa tignasse à l'arrière. Et pourquoi pas les dents à pivot ? Et pourquoi pas se raser la boulazèd, tant qu'on y est... Naaan, la vérité du truc, c'est que le photomaton de carte d'identité c'est une expérience théologique de séparation entre l'accidentel et le nécessaire, et la mise le place d'une métaphysique de l'identité comme mêmeté, et pas comme ipséité. Tu le dira à la grognasse derrière l'hygiaphone de la préfecture, ça, tu lui diras...

Performance donnée à la médiathèque de ganges en octobre 2016


54

Reprendre racine sans quitter ses godasses

Admettons que l'écologie soit autre chose qu'un truc sympa pour bobos, pourquoi faudrait-il entendre toujours les mêmes arguments économico-messianiques pour l'expliquer ? Un peu de hauteur de vue a jamais fait de mal à personne... Donc, remontons aux fondamentaux, comme dirait un entraineur de foot, tapons dans Aristote qui bricole le premier l'idée de nature, dans Descartes qui le premier l'explose et l'atomise, et mesurons l'étendue du merdier pour le résoudre avec seul philosophe au prénom de magicien, Cornélius Castoriadis
Marrant de comprendre que l'écologie, avant de nécessiter des chiottes sèches avec de la sciure de pin des landes, a besoin de fracasser l'industrie productiviste et de fonder des soviets autogérés...

Représentation donnée chez un producteur bio avignonnais en été 2011, à la salle des fêtes de Tavel en septembre 2012, en novembre 2012 dans une cave à vin à Aumelas, en mai 2014 à Nuces (là où on n'a pas peur d'être profond) avec des agriculteurs bio et une boutique de paniers paysans, à la médiathèque Elie Alexis à La Roquebrussanne, à la médiathèque de Lodève en décembre 2015


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Jeux de mains, jeux de vilains ?

Tiens ! marrant cette expression... Surtout si l'on songe que le vilain, c'est d'abord le paysan qui n'appartient pas à un seigneur et qui vit de ce que ses mains travaillent... Déjà, la main c'est sale et crapotingue... D'où ça vient, cette vache d'opposition entre les travailleurs intellectuels et les travailleurs manuels ? On va faire un tour chez Platon pour en dire du mal, puis on va rendre aux petites menottes leur intelligence avec un mec tel Condillac, enfin, on fera l'éloge de la main caressante... Sympathique tour de piste pour une main baladeuse...

Performance donnée en philo-dessinée avec douze (12 !) dessinateurs satiriques à Castelnaudary en novembre 2016 


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Socrate : hypnotiseur de music-hall

Dieu qu'on en a raconté des conneries, et des épaisses et bien grasses, sur Socrate, comme quoi il serait rien d'autre qu'un bavasseux ergoteur rationaliste alors que de son aveu propre, il connaît les secrets et les charmes ensorcellant par quoi on hypnotise les scorpions, les serpents, les femmes enceinte et les foules en liesse. Une piste à pas négliger qui fait de lui le premier des Garcimore de la métaphysique...

Représentation à la Médiathèque d'Istre en partenarial avec le mentaliste Viktor Vicent en septembre 2013.


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La Philo peut-elle tordre les barreaux ?

Socrate ? Un mecton chopé par les cognes... Qui prend trente jours au mitard... Sitôt condamné, sitôt enchtibé, sitôt exécuté... Alors la philo ? Rien d'autre que des conversations de parloir

Déjà présenté en dans un nombre considérable de Maisons d'Arrêt, Centres de Détention, Centres Pénitentiaires depuis 2003 - Nîmes, Tarascon, Marseille, Cherbourg, Metz, Ducos, Marche-en-Famenne, etc.


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Désirer Miss Féria 2016, est-ce succomber ou s'accomplir ?

Calliclès se fait traiter par Socrate de canard qui chie toute ce qu'il bouffe parce qu'il ne sait pas maîtriser son désir ; Socrate se fait traiter de caillasse impavide par Calliclès quand il se félicite de modérer ses élans ; Kant fait trop son fier lorsque son vouloir est plus fort que ses appétits ; Spinoza demande d'arrêter les conneries et d'aller au bout des passions pourvu qu'elles soient joyeuses... Comme quoi, le désir, y en a qu'en cause, et y en a qui le bandent...

Méditation donnée à l'HP d'Uzès en novembre 2016


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Travailler dur pour penser mou

Pas la peine de sortir de Saint-Cyr pour savoir ce qui se passe quand on travaille plus : on se tue aux heures sup', on voit plus ses gamins grandir, on augmente le chômage et on engraisse les patrons, sans compter que ceux qui nous foutent au trimard le savent bien : le travail rend con. Le plus savoureux, c'est que Marx, dont tout le monde croit qu'il n'était rien qu'un grincheux productiviste, l'a dit le premier, en 1844 du temps qu'il était jeune. Et Nietzsche ft itou. Raison de plus pour se replonger chez ces deux Allemands à poils longs et déguster leur prose comme un appel à la glande, avant de s'alpaguer Paul Lafargue et son célèbre Droit à la Paresse...

Représentation déjà donnée dans un bistro à Vauvert en mars 2003, dans l'ancienne salle des sports de Tavel en janvier 2010, dans un jardin avec buvette à Belvezet en août 2010, au théâtre du Chêne Noir en Avignon en février 2012, devant un parterre de chefs d'entreprise tétanisés à Montpellier en novembre 2013, à la médiathèque de La Roquebrussanne en avril 2014, en novembre 2014 à la médiathèque de Gignac, à la médiathèque de Domars-en-Ponthieu dans la somme en octobre 2015, au festival d'humour et de création de Villars-de-Lans en novembre 2015, en performance de philo-dessin avec Thibaut Soulcié en mars 2016, au salon du livre à Metz en avril 2016, dans le jardin de la phamacienne de Brinon-sur-Brivon en mai 2016, au festival d'Avignon 2016 au théâtre Arto, à la comédie de Ferney-Voltaire en janvier 2017, au centre culturel de Miribel en mars 2017, à Mourenx en mars 2017, en théâtre d'appartement à Genève en avril 2017, au Festival "Aux Actes citoyens !" de Tomblaine en mai 2017

 


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Un vegan peut-il gueuler :
" Mort aux vaches !" ?

C'est vrai, ça... Trop c'est la mode de la pensée positive, du souci de soi, du management éthique et du développement personnel... Mais à force de vouloir être bien géré du dedans, bien non-violent, et jamais traversé par de belles furies, où y a-t-il encore la place pour la "saine colère" dont Jaurès disait qu'elle était la base de l'engagement en politique. Et si la violence est la ruse par quoi l'Histoire se met en branle, comment on la prend, la Bastille, si on prend seulement des cours de yoga ?

Donné au festival du Livre à Metz en mars 2017


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Satire  ? Dans tous les coins !

Et si Socrate était un comique douteux ? La thèse n'est pas qu'une plaisante couillonnade... Des tas de binoclards ensorbonnés sont à peu près tous sûrs de ça, que la philo des origines adorait faire tirliponpon sur le chihuahua. Or le plus espatrouillant dans l'histoire, c'est que cette ironie n'est pas qu'une méthode de travail. C'est aussi une position métaphysique dans l'existence. Et que ne renierait pas Diogène. Et encore moins le professeur Choron. Allons même plus loin : la satire n'est pas qu'un truc qui emmerdouille les barbus, la curaille et les laïques mollasses du genou : elle est l'essence de l'occident, sa voie spirituelle et son accomplissement politique.

Représentation donnée en septembre 2015 à la Coletilla à Nîmes, en mars 2016 à la médiathèque centrale Zola de Montpellier


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Une main au cul peut-elle effleurer l'âme ?

Merleau-Ponty a bidouillé un chouette machin, en important (avec d'autres) la phénoménologie en France : il a montré que le corps n'était pas qu'une machine avec tout un tas de pistons ou de poulies, habité par une espèce d'âme vaporeuse et légère comme une abstraction mathématique. Mieux même, il a essayé d'ouvrir le champ à un corps sensible, à une âme charnelle, à une chair palpitante de subjectivité... Un truc que devraient méditer tous les toubibs avant d'assommer de médocs ou d'envoyer se faire ouvrir le bide...

Représentation déjà donnée en novembre 2006 à la Maison du Peuple du Cailar, en décembre 2011 au théâtre du Rondelet à Montpellier


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L'entartage du corps électoral, une solution au cumul des mandats ?

Depuis toujours le pouvoir est pouvoir parce qu'il avance masqué, fardé, déguisé, ornée, costardisé, médaillé... Parce qu'll flippe terriblement sa race à ce qu'on découvre ce que tout cela cache... Un néant. Et si le meilleur moyen d'arracher le masque, ce serait d'en remettre une couche ? Et bien crémeuse, avec ça ?

Donnée à la Coletilla, à Nîmes, en avril 17, avec Willis from Tunis qui faisait les dessins en direct


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Faut-il faire le bien ou se faire du bien ?

Mais c'est vrai, ça... Alors que partout on nous clame et l'on nous beugle sous tous les tons le retour de la morale, soit un peu furibarde genre troisième république, soit un peu pseudo-sympatoche et à la coule ("respect de la différence, tolérance et bienveillance"), on pourrait jouer de vacharderie mentale, et se dire qu'uen telle bonté cache certainement une bien veule motivation. De quoi frotter les côtes du kantisme avec les verges du nietzschéisme, pour retourner à ce bon vieux Spinoza, et sa joie emballée dans la critique de la théologie politique.


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Dans un monde absurde, que choisir entre la camisole de force, et Camus, seul, de force ? 

Saloperie d'univers où crèvent les innocents sous la botte du bourreau, où Dieu s'est planqué sous la moquette, vite remplacé par d'équivalents fumiers qui, au nom des lendemains qui chantent, exigent des maintenants qui chient... Une solution : le lexomil, le stilnox le lithium et les stabilisateurs d'humeurs... Une autre ?... Et ben, dresser le poing, serrer la mâchoire, et choisir le camp des pauvres... La révolte quoi, comme seule alternative à la dégueulasserie du monde...

Représentation donnée à la médiathèque de Lunel en octobre 2012, à La Roquebrussanne en mai 2013, à la Communale à Caveirac en octobre 2013


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Voulez-vous mourir avec moi, ce soir ?

Penser la mort ? S'entraîner à mourir ? On dit que c'est l'exercice par excellence du philosophe.  Platon le premier a balancé cette horreur, reprise par Cicéron, et redite par Montaigne... Mais enfin,  comment s'entraîner à quelque chose qu'on ne peut faire qu'une fois ?... Cela vaut-il alors la peine de se détourner de cette si flippante réflexion en se balançant à corps perdu dans la jouissance de la vie, programme épicurien s'il en est ?... Ou alors, se tenir comme sur le fil du rasoir entre l'impensable de la mort et le refus de la pensée de la mort, heideggerien équilibrisme réservé aux acrobates de l'existence authentique ?

Représentation donnée en avril 2003 dans un bistro à Vauvert, en novembre 2004 dans les murs de l'école communale d'Aigalier, en avril 2008 au centre Social de Vergèze, en novembre 2012 à la bibliothèque de La Roquebrussanne


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Vous croyez vraiment que le bonheur est dans le prêt ?

Marx, quand il est jeune, est un coquin. Il en a rien à branler du productivisme de la CGT. Et pensant le rapport au pognon, il cite Shakespeare et découvre que l'argent, le prêt et la dépense sont déjà des maladies du désir fabriquées par le capital. Est-ce qu'il faut pour autant retourner avec nostalgie à des besoins naturels, archaïques et rousseauistes qui sentent bon leurs bourrées dansées en sabot ? Que non pas... Déboule sur la scène Deleuze qui va te niquer et le capital et les couillonnades rousseaustes...

Représentation donnée en juillet 2010 au milieu des ruches à Viscomtat, en mars 2012 à la médiathèque M. Bernard de Nîmes, en octobre 2012 à l'Université Populaire d'Arles, en mars 2015 à la salle des fêtes d'Aigaliers, dans la campagne des basses cévennes, en juin 2015 à la médiathèque de La Roquebrussanne


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Métaphysique de la fête à neu-neu

Les philosophes s'y connaissent aussi en affaire de fêtasse. Un type comme Georges Bataille, digne hériitier de Nietzsche y voit une débauche furieusement saccageuse et foutant à bas tout le cosmos (et le foie), tandis qu'un bonzigue comme Rousseau - qui devait aimer les bals popus du 14 juillet - y voit plutôt le moyen de resserer les liens de la communauté politique. Alors, qui qu'a tort, qui qu'a raison ? Ca vaut peut-être le coup de faire un tour chez Murray, qui dit de que nous sommes plus guère des homo sapiens sapiens. mais des homos festivus festivus... Eh ben dites donc, comme quoi, les philoosphes, dès qu'il s'agit de faire tourner les serviettes et des monter sur les tables àpoil et vêtus uniquement d'une unique chaussette...


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L'invention de Dieu, de moi et de mon désir sans fin

Un mec, il s'appelle Augustin ; prénom : saint... Il veut faire carrière dans la chrétienté, mais est un peu navré de la médiocrité des Ecritures qui sentent ses généalogies de  chameliers et ses visions de bergers anémiés restés trop longtemps au soleil. Alors il décide de fabriquer la théologie, d'inventer l'idée de Dieu, de moi qui lui cause et des mes désirs qu'aucun bordel n'étanchera. C'est du vécu. Pour mille ans.

Représentation donnée dans un bistro à Vauvert en mars 2005, à la médiathèque de Caveirac en 2013


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Amour, gloire et beauté sont-elles les trois mamelles de l'esthétique grecque ?

Dans l'Hippias majeur, Socrate et Hippias croisent le fer pour savoir ce que c'est que la beauté. et dans le Banquet, c'est la même question qui revient dans les propos de Diotime de Mantinée. Sans doute y a-t-il derrière tout ça une querelle mastiffe entre Antisthène et Platon, entre l'idée qu'existe une beauté en soi et l'idée selon laquelle la beauté n'est qu'un mot, et jamais une chose... Ca peut paraître lointain comme débat, mais vous êtes-vous jamais posé la question de savoir pourquoi tout le monde peut être ému pareillement par les prodigieuses courbes de la Vénus de Milo ?

Représentation déjà donnée en mars 2008 dans les murs de l'école communale d'Aigalier


71

L'artiste est-il un cochon de voyeur ?

Hegel en a marre des amateurs d'art qui s'extasient sur une oeuvre art au motif qu'on croirait que c'est la réalité. SI c'est la réalité, à quoi bon en être le voyeur et s'ingénier à la recopier. or le débat se corse quand déboule sur le ring Kandinsky pour lequel la grande affaire de l'artiste, ce n'est pas d'être ou de ne pas être un voyeur, mais de devenir un voyant...

Représentation déjà donnée en mars 2006 dans un bistro à Vauvert, dans les murs de l'école communale d'Aigalier en avril 2010, à la médiathèque de Laudun-Lardoise en novembre 2014, à la maison IV de chiffre en Avignon en juin 2015, chez Merlin de Vauvert en avril 2016 à l'occasion de la présentation de sa gallerie pornophile, au théâtre Arto, pendant le festival d'Avignon 2016, à la Maison de la culture de Saint Astier en décembre 2016


72

Peut-on écrire de la poésie zen en portant un casque à pointe ?

La littérature japonaise cultiverait l'art de l'ellipse et celui d'une poésie naturaliste, là où la tradition occidentale serait caffie d'introspection loghorrique bavarde... Rien n'est moins sûr, et le plus drôle serait de passer par le dernier Nietzsche, qui se débarrasse toujours plus de la philosophie pour arpenter de mieux en mieux les rivages de la poésie et du mythe (et de la folie) pour comprendre ce qu'écrire veut dire...

Représentation en novembre 2010 à la Maison du Peuple du Cailar


73

Pour être un artiste, faut-il que la Muse m'habite ?

Ion et Phèdre sont deux textes malicieux de Platon où il fout sur la gueule aux poètes au motif qu'ils ont aucun mérite à poétiser si ce sont les muses qui parlent à leur place. Cette théorie de l'inspiration divine aura la dent dure, et il faudra longtemps se bagarrer pour dire que le génie artiste ne dépend pas des dieux mais du talent des hommes. Dans cette bagarre  anti-homérique des hommes libres contre les prêtres déguisés en poètes, il faudra l'appui de deux panzerdivizionen, Manet et son déjeuner sur l'herbe et Dubuffet et ses carnets scribouillés au stylo-bic...

Représentation déjà donnée au Festival Art'Action à Lapalud en février 2007, au bistro de La Chapelle à Nîmes, à la salle des sports de Tavel en octobre 2008, en 2009 au Foyer rural de Saint-Génie de Malgoirès, en novembre 2011 à Laudun l'Ardoise pendant le salon des arts, en mars 2012 au Cailar, au théâtre Arto, pendant le festival d'Avignon 2016


74

Pourquoi aller voir une belle expo si on a une jolie femme chez soi ?

C'est vrai, quoi, à la fin... Pourquoi aller au musée, dans un lieu particulier, en prenant de son temps, de son argent, en comprenant pas grand chose aux codes qui y sont exigés. ?.. Pour y contempler l'universelle beauté !, te dirait un auteur classique... Mais peut-être aussi pour consommer des biens culturels, des pratiques symboliques, dont la hideuse fonction se réduit à cela : on va au musée pour se distinguer des pauvres qui n'y vont jamais, et la distinction est moins un critère de goût qu'un critère de classe...

Représentation déjà donnée en février 2006 dans un bistro à Vauvert, à la bibliothèque de Laudun L'ardoise en septembre 2012


75

De qui les bergers sont-il les moutons ?

Quand le Christianisme commence à prendre ses aises, il s'empare de la question politique, fout à la porte la métaphore dominante dans le monde païen, celle du gobernator et lui substitue celle de pastor... Le bon pasteur et ses brebis comme image de la bonne gouvernance, tout un programme.. Mais ce programme, il est déjà là dans Platon, lorsqu'il met en scène des bergers et des tondeurs pour théoriser sur la République... Alors, la politique ? Un art de la tonte ?...

Représentation déjà donnée en janvier 2011 au Centre Social de Vergèze, en décembre 2012 à la bibliothèque de Laudun L'ardoise


76

Quelle différence y a-t-il entre un banc de thons et ceux de l'assemblée nationale ? (les bancs, pas les thons)

Aristote est culotté. Il ne fait presque aucune distinction entre les thons, les grues et les hommes... Car tout ça fait dans le politique... Une différence notable toutefois entre nous et les bans de maquereaux, c'est que les hommes bavassent et baragouinent, s'empèguent et s'engrènent et que, par la parole, ils bricolent des lois remplies d'exigences plus abstraites... Mais sinon, à part ça... Donc la politique est moins une affaire de gestion de population qu'un exercice langagier et un amour de la langue... Allez dire ça à nos politiques qui ont le slogan qui tue en douze secondes mais pas de livre au chevet de leur plumard...  Attention aucune morue n'aura été molesté pendant cette leçon de philo politique

Représenté en octobre 2010 au Centre Social de Vergèze, en novembre 2010 dans la Bergerie ardéchoise de Théolier, prévu en janvier 2012 au Lycée Raoul Follereau de Belfort, en février 2013 à la médiathèque de Ganges, en janvier 2015 au la médiathèque de Marguerittes, dans une église désaffectée à Béziers au domaine de Bayssan en mars 2015, en octobre 2016 à la médiathèque de Lodève, au théâtre de la baie des singes à Cournon d'Auvergne


81

Comment faire fortune dans l'industrie pharmaceutique en faisant passer un peu de graisse de porc parfumée à l'anis pour une puissante pommade analgésique ?

La philosophie selon Epicure se résume à l'application d'un remède quadruple destiné à guérir de la souffrance d'exister. Inspirée d'une pharmacopée bien réelle (cire + résine de pin + poix + lard de cochon), la philosophie épicurienne agit donc comme un baume réparateur (mais qui colle et qui pue un peu moins) parce que nous vivons d'abord en malade de l'âme et du corps...

Représentation donnée en septembre 2011 au Centre Social de Vergèze, à la Maison du Peuple du Cailar en janvier 2013


82

L'ambition politique est-elle une maladie mentale comme les autres ?

Dion Chrysostome rapporte dans un de ses discours la chose suivante : l'empereur Alexandre s'en vient consulter Diogène et ce dernier lui diagnostique qu'il est possédé par trois types de démon. Et non seulement, il les identifie, mais en plus, il te les expulse à grands renforts de conseils assez mirobolants. Et pour pas cher. Mauvais pour la politique, ça, réduite au rang de foubraquerie mentale ; et très mauvais pour L'Elysée, ça, bon à finir en hôpital de jour pour les plus hauts yoyoteurs de touffe.

Représentation en novembre 2011 au Centre Social de Vergèze, à la Maison du peuple du Cailar en novembre 2012, en philo-dessinée avec Aurel en janvier 2017 à Nîmes,  au fsetival du Livre à Metz en mars 2017


83

Comment communier avec le cosmos sans se ruiner en LSD ?

L'empereur Marc Aurèle se pique de stoïcisme. Mais c'est pas pour faire son beau au milieu de la jet set. Il s'en sert comme technique de survie spirituelle et mentale dans l'environnement hostile des casernements à la frontière germanique. Accusé d'être toxico alors qu'il se contentait d'un bon gros snif quotidien de stoïcisme et d'héraclitéisme pour quitter son corps et voir l'univers d'en haut, c'est grâce à cela qu'il pourra cultiver une paix intérieure de dingue pendant que des ostrogoths aux allures de fans du Hellfest seront en train de lui foutre à bas tout l'Empire.

Représentation en mai 2012 au Centre Social de Vergèze, en février 2013 à la Maison du Peuple du Cailar


84

Comment être malade, le savoir et s'en réjouir ?

Nietzsche, avant de vanter le surhomme, aurait peut-être chopé la syphilis dans un bordel à Cologne, développé un cancer du cerveau, une dépendance à des cames psychoactives censées calmer ses migraines et aurait été sujet à des troubles bipolaires de type II.
A part ça, tout ce truc lui a foutu une pêche d'enfer...

Représentation en janvier 2012 au Centre Social de Vergèze, à la maison du peuple du Cailar en mai 2013, au moulin à huile de La Roquebrussanne en mars 2016


85

En quoi monter une section syndicale et foutre son propre patron à la porte de son entreprise est-il le meilleur moyen de sortir d'une dépression sur son lieu de travail

Marx bidouilla l'intéressant concept d'aliénation, afin d'expliquer comment le capitalisme, avant d'être une entreprise d'exploitation économique est d'abord une stratégie de destruction de toute vie intérieure et spirituelle du travailleur. Ca a plu tant, cette idée que d'autres furieux de la question sociale l'ont déclinée pour en faire de la réification, de la spectacularisation... Mais au-delà des mots, y a qu'un truc... Le capitalisme rend cinglé.

Représentation déjà donnée en 2013 à la maison du peuple du Cailar et à l'hopital de jour d'Uzès


86

Quelle différence y a-t-il entre un philosophe, une avorteuse, un charmeur de serpent et un usager de cannabis à des fins thérapeutiques ?

C'est vrai quoi, à la fin... Pourquoi, pour être philosophe faudrait-il être homme, urbain, mangeant des salades à midi en lisant Libération et en buvant du thé vert ? Et pourquoi, ne pas être comme Socrate se définissait lui-même : joueur d'aiguilles à tricoter, consommateur d'herbes magiques, et capable, rien qu'en chantant, de ramollir la queue d'un scorpion tout bandard...

Représentation donnée au Centre Social de Vergèze en 2011, à la Maison du Peuple du Cailar en octobre 2012 (vidéo sauvage et à la salle des fêtes d'Aigaliers en novembre 2012


87

« - Dis papa, c'est loin la sérénité ? - Tais-toi et ashram. »

Si la fascination actuelle pour l'Orient semble dériver de l'opinion selon laquelle il n'y a que du côté de l'hindo-bouddhismo-shinto-zénisme que l'on peut conquérir la paix de l'âme et l'égalité d'humeur, souriante, à la limite de la niaiserie, on verra qu'il est possible, en glânant du côté du scepticisme occidental, qu'on peut cultiver la même coolerie, sans se prendre la tête avec les robes safran, le thé vert et le riz complet.

Représentation déjà donnée en octobre 2010 à la Maison du Peuple du Cailar, en février 2012 dans la petite école communale d'Aigalier. 


88

La transcendance doit-elle nous faire sushi ?

L'une des banalités qu'on aime à répandre est celle selon laquelle il faut avoir les yeux bridés pour voir le monde en face et se contenter de sa présence purement immanente. C'est un peu léger tout ça... Surtout quand on mesure cette spéculation à celle de l'hylozoïsme développée pendant près de mille ans, sur tout le pourtour du bassin méditérranéen...

Représentation déjà donnée en novembre 2010 à la Maison du Peuple du Cailar


89

Katana pour deux, y'en a pour trois

L'Art de la guerre... Faut-il se goinfrer du visionnage et du re-visionnage des 7 samouraïs, de Kagemusha et de Ran pour tout y piger ?... Faut-il manier le katana, le kendo, le tofu et le wazabi comme Uma Thurman pour tout comprendre à la philosophie de la guerre ?...
Mais non, pensez-donc ! Faites un tour du côté du Machiavel auteur d'un Art de la guerre, puis croisez les infos avec Carl von Clausewitz, et vous avez tous les ingrédients pour penser la guerre... Car la guerre n'est pas que l'ennemi de la pensée. Elle est aussi ce par quoi elle donne à la pensée, peut-être, sa plus haute gravité et son plus haut risque.

Représentation déjà donnée en décembre 2010 à la Maison du Peuple du Cailar


90

Les fins de moi sont difficiles

Si je vous dis : "l'identité du moi, une illusion ?", vous me répondez : "Ah oui, je sais ! Siddharta Bouddha sous son arbre, qui se prend un gros flash et se dilue dans l'univers comme une dose de pastis dans de l'eau fraîche... Ben oui, mais pas que... Allez donc faire un tour du côté de la psychologie humienne... Non seulement tout cela y est, mais en plus, avec une radicalité anti-métaphysique que le Bouddha aurait pas osé lui-même...

Représentation déjà donnée en novembre 2005 au bistro à Vauvert, en janvier 2011 à la Maison du Peuple du Cailar, en mai 2012 dans l'ancienne école communale d'Aigalier, en septembre 2012 pendant le mois de l'Inde à La Roquebrussanne


91

Comment faire le grand Eckhart tout en ayant l'air de rien ?

On connaît pas assez le Moyen-Âge, qui pourtant pensa, et s'agaça les dents mentales avec l'os conceptuel que fut Dieu jusqu'à produire de très espatrouillantes binaises... témoin, Maître Eckhart, qui fait bader tous les bouddhistes, jaloux de voir un maître catholique donner la réplique à leurs meilleurs tonsurés.

Représentation déjà donnée en février 2011 à la Maison du Peuple du Cailar


92

Tiens, tiens, tiens, voilà du Bouddha, voilà du Bouddha, tagada tsouin tsouin

Arthur Schopenhauer s'enorgueillissait d'avoir été un des premiers Européens à avoir une statuette de bouddha sur le linteau de sa cheminée... Il s'était un peu planté de mille cinq cent ans puisque les vikings les premiers en faisaient commerce... mais bon, on va pas être mesquin... En tout cas, ce qui est bonnard, c'est de savoir en quoi il y a chez Schopi et en Orient d'assez belles intuitions communes sur le rapport au désir.

Représentation déjà donnée en mars 2011 à la Maison du Peuple du Cailar, en novembre 2011 à Aigalier, en 2013 à la Communale de Caveirac


93

Socrate prince du rap

Alors qu'il attend dans le couloir de la mort son exécution, Socrate fait un rêve... Une Dame blanche lui dit comme ça : " il serait temps, mon vieux de te mettre à la musique"... Et illico presto l'inventeur de la philo saute du plumard, oublie ladite philo, reprend les vieilles poésies d'Esope qu'il avait apprises quand il était minot, et commence à les mettre en rythme... D'où la question : pourquoi dans ses dernières heures, Socrate préfère-t-il improviser du slam plutôt que s'emmerder à continuer à ratiociner ?

Représentation donnée à la Clinique psychothérapeutique de Saint-Martin de Vignogoul en 2010, sur scène, en Arles, en duo avec le rapper Pagan en mars 2011, en janvier 2012 au Lycée Raoul Follereau de Belfort, en février 2012 à la Médiathèque Marc Bernard à Nîmes


97


Libéral / libéralisme / libertaire / libertarien

[Conférence PQ]
Libéral. Libéralisme. Libertaire. Libertarien... 
N'en voilà du bon nanan !... Un mot pour un autre... Le merveilleux caroussel des notions confuses !... L'emberlificot taille large pour confondre liberté, capitalisme, anarchisme et tout ce qui s'en suit... Un petit dépoussiérage, ça s'impose, non ? 

Performance donnée à la médiathèque de Ganges en févier 2014


98

Portée métaphysique du lancer de javelot

Le drôle, dans le stoïcisme romain, notamment chez Epictète et chez Cicéron, c'est que le sage a cette qualité commune avec le lanceur de javelot qu'il doit s'entraîner à la philosophie comme s'il partait pour les J.O. et qu'une fois sur le stade de l'existence, il doit viser la cible sans chercher à l'atteindre...

Représentation déjà donnée en décembre 2009 à la Maison du Peuple du Cailar, en mars 2010 dans une bergerie ardéchoise à Pailharès, en novembre 2011 sous une forme altérée au Musée Archéologique de Nîmes


100

Faut-il se faire le maillot ou le mouiller ?

Le rapport au corps est loin d'être fastoche. Si le XIXème siècle l'a corseté, la fin du XXème l'a porté aux nues jusqu'à en faire la nouvelle divinité, la perfection terrestre, promesse du paradis de la jouissance. De telle sorte qu'aujourd'hui, on ne sait plus très bien quoi faire de cet embarrassant partenaire : un objet de plaisir, un objet de performance... Dans tous les cas, hélas, un objet...

Représentation déjà donnée en février 2010 à la Maison du Peuple du Cailar, en 2011 à la salle des fêtes de Tavel, en novembre 2012 à la bibliothèque de La Roquebrussanne, en décembre 2012 auprès d'une équipe soignante dans une clinique de Montauban, en novembre 2014 à la salle des fêtes d'Aigaliers, en mars 2015 à la bibli de Gignac, en mars 2015 au théâtre d'Istres


101

Master class de philo politique

Comme tous les master class, celui-ci se décline le long de quelques séances, sous la forme d'un cycle consacré à ce sujet. Y en a neuf dans la besace, mais on peut faire moins. Ce Master class a été donné à la médiathèque de Ganges sur trois ans, à partir de 2012, à la médiathèque de Marguerittes en 2015. Quelques leçons de base pour bien piger l'art et la manière de l'endauffage citoyen. Une intiation à la vie démocratique, la vraie, celle qu'on attend encore, avec une balade d'Aristote à Rancière, en passant par Platon, Rousseau et tous les grossiums de la chose...

1. Travailler plus pour penser moins (cf. fiche n° 59)
2. Quelle différence y a-t-il entre un banc de thons et ceux de l'Assemblée Nationale ? (les bancs, pas les thons) (cf. fiche n° 76)
3. ENA = Ecole Nationale des Arracheurs de dents ? ( cf. fiche n°14)
4. Le libéralisme, une dictature douce et décomplexée ? (cf. fiche n°26)
5. Peut-on bourrer les urnes comme on bourre le mou ? (cf. fiche n°40)
6. Quand les icônes décollent, est-ce que les idoles déconnent ? (cf. fiche n° 49)
7. Petite philosophie à l'usage des voleurs (cf. fiche n° 11)
8. Le lancer de pavé dans la gueule d'un flic est aussi un humanisme (cf. fiche n°51)
9. On est prié de laissé l'Etat dans les toilettes où on l'a trouvé en entrant (cf. fiche n° 12)
10. Que fait la police ?! (cf. fiche n° 47)


102

Master class de métaphysique

Monumentale spéculation qu'a pas les foies de se coltiner la question de l'être, du sens de la vie, de l'état dans lequel j'erre, etc...

1. Le vendredi 13, est-ce que ça porte malheur ? (cf. fiche n°33)
2. L'invention de Dieu, de moi et de mon désir sans fin  (cf. fiche n°69)
3. Le monde n'existe - sans doute - pas (cf. fiche n° 10)
4. Métaphysique de la gadoue (cf.fiche n° 38)
5. Qu'est-ce que je fous là (cf. fiche n°48)


103

Master class de philo orientale

Les sagesses orientales sont tellement à la mode que les philosophes occidentaux passent pour des bourriques abruties, lourdingues incapables d'apprécier le poisson cru... Sauf que faut arrêter avec cet exotisme à deux balles. Car au finish, y a guère de différences entre Orient et Occident. Master class donné en 2011 à la Maison du peuple du Cailar.


1. « Comment faire le grand Eckhart tout en ayant l'air de rien ? » (cf. fiche n°91)
2. « Tiens, tiens, tiens, voilà du Bouddha, voilà du Bouddha, tagada tsouin tsouin » (cf. fiche n°92)
3. « Peut-on écrire de la poésie zen en portant un casque à pointe ? » (cf. fiche n°72)
4. La transcendance doit-elle nous faire sushi ? (cf. fiche n°88)
5. -Dis papa, c'est loin la sérénité ? - Tais-toi et ashram ! (cf. fiche 87)


104

Master Class de philo du plaisir

 

 Non, non, non... La philosophie n'est pas réservée à des intellos  qui te théorisent le plaisir à des hauteurs tellement atmosphériques, qu'à la fin, t'as plus envie de le prendre... En somme, trois leçons sur le point G - gaudriole, gastronomie, glougloutis. Ce master class jouissif a été commandé et mis en place à la médiathèque de Caveirac en 2014, à la médiathèque de Marguerittes en 2016.

1. « Ivresse, sagesse et paire de fesses » (cf. fiche n°4)
2.  " L'amour : avec un grand A ? avec un gros tas ?" (cf. fiche n° 1)
3. " T'as déjà bouffé du poulpe cru ? " (cf. fiche n° 22)


105

Master class de philothérapie

L'une des premières définitions de la philosophie, donnée par le premier des philosophes ? "prendre soin de soi", selon Socrate. La philosophie est donc dès son aurore une thérapeutique... Master class délivré au centre socio-cul de Vergèze en 2011, puis à la maison du peuple du Cailar en 2012. Retravaillé, développé et adouci il a été délivré sous la forme de conférences à l'hôpital psychiatrique d'Uzès.

1. Quelle différence y a-t-il entre un philosophe, une avorteuse, un charmeur de serpent et un usage de cannabis à des fins thérapeutiques ? (cf. fiche n° 86 et vidéo sauvage )
2. Comment être malade, le savoir et s'en réjouir ? (cf. fiche n° 84)
3. En quoi monter une section syndicale et foutre son propre patron à la porte de son entreprise est-il le meilleur moyen de sortir d'une dépression sur son lieu de travail ?  (cf. fiche n° 85)


106

Master class de philo esthétique

Théorie générale de l'art, du beau et de tous ces genres de trucs qui fait qu'on est scotché par une musique, la courbe gracile de la nuque d'une fille ou qu'on s'emmerde à une expo... Ce Master class a été élaboré sur plusieurs années à la médiathèque de Laudun-Lardoise des années 2011 à 2014.


1. « L'artiste est-il un cochon de voyeur ? » (cf. fiche n° 71)
2. « Pour être un artiste, faut-il que la Muse m'habite ? » (cf. fiche n° 73)
3. « Pourquoi aller voir une belle expo si on a une jolie femme chez soi ? » (cf. fiche n° 74)


107

Master class de philo écologique

L'écologie, la couche d'ozone des ours blancs, la montée des zoos de Vincennes. Des vrais sujets, dont on doit faire une approche métaphysique avant toutes choses...

1. Reprendre racine sans quitter ses godasses (cf. fiche n°54)
2. Le seul or qui dure, c'est l'ordure (cf. fiche n°32)
3. Quelle différence y a-t-il entre un vieil irlandais rouquin, chauve, avec d'énormes favoris à poil dans la forêt de Bornéo, et un organ-outang en costume qui boit du ouisky dans un pub à Dublin ? (cf.fiche n° 31)
4. Quelle différence y a-t-il entre un chaton qui couine quand on l'écrase à coups de talon et une balle de ping pong qui craque quand on appuie dessus ? (cf. fiche n°37)
5. La nature, c'est la loi de la jungle. Or l'écolo respecte la nature. Donc l'écolo est toujours de droite. (cf fiche n° 34)
6. C'est à cause des fusées qu'ils envoient dans la lune, qu'ils nous ont déréglé le climat, ces cons ! (cf. fiche n° 35) 


108

Master class de philo blasphématoire

Quelques leçons pour pisser dans le bénitier. On a bien raison de cantonner la religion à l'exécution de rituels gnan-gnans et à l'application d'une morale cul-cul la praline. C'est une bonne chose car si le fidèle se mettait à raisonner sa foi, s'il osait penser Dieu, il en concevrait un terrible effroi, et sans doute deviendrait-il l'objet du scandale pour toute sa communauté. Et c'est justement l'objet de cette leçon en trois volets, interdite aux dévots et aux croyants sincères.

1. L'invention de Dieu, de moi et de mon désis sans fin (cf.fiche n° 69)
2. Dieu est un trou (cf fiche n°2)
3. Satan m'habite (cf. fiche n° 55)


109

Master class de philo du sport

Penser le corps, déjà c'est du boulot. Penser le corps qui lève de la fonte, se mange 42 bornes de piste, et balourde des javelots, c'est pas une sinécure. Et pourtant, le cerveau est un mollet comme les autres. 

1. Métaphysique du lancer de javelot (cf. fiche n° 98)
2. Faut-il se faire le maillot ou le mouiller ? (cf. fiche n°100)


110

Master class de filo free fight

La philo, comme streefight, pour marave leur tronche à tous les lascars qui font leur beau, avec leur mèche à la con, leur chemise échancrée et leurs citations à la mormoil. Master class exploré en 2010 à la Maison du Peuple du Cailar.

1. Mystique de la Kalashnikov
2. Portrait du philosophe en ultimate fighter (cf. fiche n° 41 et vidéo sauvage )
3. Entre les lascars de banlieue et les truands du milieu quelle place pour une philosophie du juste milieu ? (fiche n° 45)
4. Petite philosophie de l'insulte (fiche n° 17)


111

PPPPPPP QQQQQQ

Les soirées PPPPPPP/QQQQQQ se déroulent en deux parties. Lors de la première, (Purée !... Peuvent Pas Parler Peuple, ces Putains de Philosophes !), on s'empare d'un extrait absolument imbitable d'un philosophe (genre teuton) et on le décortique jusqu'à te le rendre enfin limpide comme le pipi de la Sainte Vierge. Ou alors pareil avec du vocabulaire finassier et découpeur de poil de cul en quatre. Lors de la seconde partie, (Quêter la Quintessence ? Quereller le quidan ? Quitter le Quotidien ?) , on reprend la problématique bien comprise, et on se pose la question de savoir si le philosophe en question nous fait entrer dans un enjeu existentiel majeur ou s'il se fout de notre gueule en vendant du papier. Enfin, l'alternance P/Q confirme au public que même s'il se fait chier, il est pas venu pour rien.

1. Libéral / libéralisme / libertaire / libertarien (cf. fiche n° 97)
2. Extrait de la correspondance entre Gilles Deleuze et le courrier des lecteurs de Surf-Magazine (cf. fiche n° 13)
3. Ethique / morale / déontologie / norme / loi / discipline (cf. fiche n° 25)
4. Laïcité / vivre-ensemble / République / halal / Allah / A l'ail ? (cf. fiche n° 20)


112

Philothéâtre

Camus s'est viandé en bagnole alors qu'il allait prendre la direction du théâtre Hebertot, et Jankélévitch estimait que le génie français était tout rassemblé dans les vaudevilles de Feydeau... En faut-il plus pour traiter philosophiquement le théâtre ? C'est ce qu'on fait dans ces séances-là, et idéalement, elles suivent une programmation de pièce pour tchatcher dessus... Ce master class s'est fait en collaboration avec les ATP de Lunel (1, 2, 3, 4). Il a été reconduit avec le théâtre d'Istres (5, 7,8) et de Nîmes (6).

1. A partir de "Camus, Nobel, Pinter" (m.e.s. de S. laudier), Dans un monde absurde, que choisir entre la camisole de force, et Camus, seul de force ? (fiche n° 65)
2. A partir de "Huis Clos" de Sartre (m. e. s. L. Zivéri), L'enfer, c'est vraiment les autres ?
3. A partir de "Gorille", de F. Kafka (m. e. s. A. Jororowski), Quelle différence y a-t-il entre un orang-outang et une orange outspan ? (fiche n° 37)
4. A partir de "Un fil à la patte" de Feydeau, Feydeau : un fil à la patte et la philo l'épate.
5. A partir de "Discours à la nation", de Célestini (m. e. s. Célestini), Peut-on bourrer les urnes comme on bourre le mou ? (fiche n° 40)
6. A partir de "Comment j'ai réussi à ne pas aplatir mon mari" de Anne Lopez (m.e.s. AL), une lecture commentée de la répétition de ce spectacle de danse
7. A partir de "Atomos", de Wayne Mc Gregor, "Faut-il se faire le maillot ou le mouiller ?" (fiche n° 100)
8. A partir de "Le Prince - tous les hommes sont méchants", adapté de N. Machiavel par Laurent Gutman (m.e.s. LG), "ENA = Ecole Nationale des Arracheurs de Dents" (fiche n°14)
9. A partir de "Le tartufe nouveau" de J.-P. Pelaez (m.e.s. G. Gélas), " La peur du bon dieu suffit-elle pour limiter le nombre des salauds ?"


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Doublette Philo-dessin

Depuis que des abrutis ont massacré des dessinateurs satiriques parce qu'ils rendaient hommage à la pensée critique, on s'est dit que la seule arme dont on dispose, c'est d'être aussi têtu qu'un morbac au cul d'une pute : on allait insister, soutenir et diffuser l'art potache, vachard et émancipateur du dessin de presse. Donc, voilà le truc, on travaille avec un dessinateur, un épiscope ou une caméra, un écran, et boum badaboum, au fil du numéro de philo foraine, le desssinateur balance du lourd, dans la pure tradition de Droit de réponse du Michel Polack ! Voilà nos faits d'armes :

- Avec Pascal Gros, dessinateur à Charlie Hebdo, Marianne, Causette, "Dieu est un trou et Satan m'habite" à Nîmes en novembre 2015, et "Comment communier avec le cosmos sans se ruiner en LSD" en mai 2016
- Avec Thibaut Soulcier, dessinateur à L'Equipe, Fakir, etc., "Travailler dur pour penser mou"
- Avec douze dessinateurs (12 !), lors du festival des Croquignous 2016, à Castelnaudary, en novembre 2016, "Jeux de mains, jeux de vilains".
- Avec Aurel, dessinateur au Monde, au Canard Enchaîné, etc., "L'ambition politique est-elle une maladie mentale comme les autres ?", Nîmes, janvier 2017.
- Avec Jiho, dessinateur au Lien Social, à Marianne, à Siné-Mensuel, etc. "La peur du bon dieu suffit-elle our limiter le nombre des salauds ?", Nîmes, mars 2017.


 


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